Attention, ce contenu de This War of Mine est garanti 0 % plantage de carottes.
Si vous aussi vous avez terminé la plupart des scénarios en mode CAAV ou Calimero As A Victim (éviter toutes les zones à risque, récupérer la moindre ressource pour tenter d'améliorer votre abri, cultiver des carottes et faire du troc avec un gentil monsieur qui passe tous les 3 jours), vous comprendrez qu'à un moment donné, c'est bon... sérieux, c'est bon quoi. Tout le monde est malade, déprimé, a faim, a froid et j'en passe.
Il est donc plus que temps de relever un autre genre de défi en exploitant les possibilités d'infiltration et d'élimination de ce jeu qui semble rêver secrètement de jouer sur plusieurs tableaux en fédérant des types de joueurs très différents. Et il faut reconnaître que 11 bit studios a plutôt bien joué son coup.
Pour parler franchement, parmi les nombreux atouts que compte This War of Mine, il en est un qui lui fait défaut... De la maniabilité, bon sang de bonsoir !
Sans pour autant être injouable à la souris (si vous jouez avec une manette, vous êtes super fort), la précision des déplacements et la réactivité ne sont clairement pas au rendez-vous. Comprenez bien que cela ne sera un handicap que si vous souhaitez passer à l'offensive, car pour ce qui est de planter des carottes, ça marche nickel.
Alors oui, certains diront peut-être que des personnages comme Roman ou Pavle sont mieux armés pour faire face aux situations périlleuses. Et c'est vrai que c'est nettement moins difficile avec ces deux gaillards, surtout au corps à corps, mais ça reste tout de même risqué.
Bah oui, si vous avez joué au jeu, vous savez déjà que lorsqu'un personnage meurt, il ne revient pas. Enfin, sauf peut-être pour hanter ses colocataires qui, eux, risquent de sombrer dans la dépression la plus totale.
Imaginez un peu : vous passez 50 jours de misère à planter des carottes, à récupérer de l'eau, à vous cacher et à prendre la fuite. Chaque nuit, vous partez en vadrouille pour ramener trois bouts de bois et quelques pièces détachées. Et puis un beau jour, vous en avez marre. Vous décidez de jouer des coudes et là... hop, t'es mort.
Vos compagnons d'infortune sont au fond du trou, dans l'incapacité de se mouvoir et, sans aucun soutien émotionnel, attendent que la faucheuse les délivre définitivement de cet enfer. Fun !
De votre côté, vous venez de passer cinq heures de votre vraie vie dans une simulation de vie que vous ne souhaiteriez à personne, et dans laquelle votre personnage a péri après une pauvre et vaine tentative de rébellion qui n'aura pas duré plus de 10 secondes.
Bah oui l'ami, t'avais pas le bon personnage, pas les bonnes armes et, clairement, pas la bonne tactique.
C'est pour cette raison que je recommande de décider assez tôt de la manière dont vous souhaitez aborder votre partie.
Soit vous la jouez tempéré, comme on aimerait que tout le monde se comporte : vous vous planquez, vous tendez une joue, puis l'autre, puis vous revenez à la première en espérant que tout le monde finira par comprendre que la guerre, c'est de la merde et qu'il n'y a pas de planète B. En tout cas, pas pour nous.
Soit vous profitez du calme relatif des premiers jours pour organiser votre défense, accumuler ce dont vous aurez besoin et vous préparer à la castagne.
Donc, si vous souhaitez muscler votre jeu, je vous conseille de cibler les zones dangereuses occupées par des bandits armés et parfois même par des soldats plus ou moins bien entraînés. En cas de succès, ce type de mission peut vous permettre de réaliser de bonnes actions qui auront un effet bénéfique sur le moral de votre groupe (affronter les tirs d'un sniper pour réunir un père et son enfant, sauver la vie d'une personne en danger, faire un don de nourriture...).
Attention, l'inverse est également possible, car jouer les oppresseurs en pillant les abris de personnes vulnérables marquera à jamais le personnage que vous incarnez, et cela même si vous parvenez au terme de la guerre. Donc, si vous terminez le jeu avec un personnage psychologiquement détruit, n'allez surtout pas imaginer une seule seconde que vous avez gagné la partie.
Enfin, vous pourriez, mais si c'est bel et bien le cas, c'est que vous n'avez sans doute pas abordé le jeu sous le bon angle. En effet, au travers de ce média, les créateurs de This War of Mine souhaitent avant tout nous sensibiliser aux affreuses et irréversibles répercussions de la guerre sur les civils.
À noter tout de même qu'en 2020, le jeu a été intégré à la liste de lecture des écoles polonaises pour les étudiants de 18 ans et plus.
Sur ce, je vous laisse mater la vidéo dont Roman est le héros !
- Mission 1 : le supermarché (sauver la demoiselle en détresse !)
- Mission 2 : le chantier de construction (donner une bonne leçon aux snipers ou les faire fuir)
- Mission 3 : la villa en ruine (sauver l'otage...)
- Mission 4 : l'entrepôt (gardé par des bandits qui s'en prennent aux transports humanitaires)
- Mission 5 : l'avant-poste militaire (pas franchement utile, mais c'est vous qui voyez)
Et puisqu'il n'y a pas que le jeu de base qui permette de laisser les carottes pousser tranquillement pendant qu'on s'occupe de choses un peu plus urgentes, voici également trois missions tirées de This War of Mine: Stories : Father's Promise (épisode 1), The Last Broadcast (épisode 2) et Fading Embers (épisode 3).
Ici, on ne fait pas dans le détail et on n'attend pas non plus la cavalerie.